La masso-kinésithérapie est la thérapie de la gestuelle humaine (kinêsis signifie le « mouvement » en grec). Elle utilise le mouvement ou, au contraire corrige et réduit le mouvement, par différentes techniques ou par la pose d'une contention, afin de rendre au corps une fonction qui s'est altérée, par exemple afin de retrouver l'usage d'une main après une chirurgie réparatrice, ou du moins lui apprendre à s'adapter à son nouvel état (apprendre à un patient amputé à marcher avec une prothèse).
La kinésithérapie signifie traitement par le mouvement. Elle agit au niveau musculaire et articulaire. Les techniques sont utilisées dans le but de la rééducation du mouvement et ainsi que de la posture de la personne.

Sonotherapeute en Bretagne

La prévention cherche à éviter ou à réduire le nombre et la gravité des maladies ou accidents et fait appel à des moyens techniques individuels ou collectifs. Classiquement, il existe trois niveaux de prévention.



La prévention primaire : elle comprend tous les actes destinés à diminuer l’incidence d’une maladie dans une population, donc à réduire le risque d’apparition de nouveaux cas.
Exemple : les vaccinations

C’est le champ d’application privilégié de l’éducation pour la santé.
Exemple : la prévention des maladies CV (dès l’école, campagnes d’éducation nutrition visant à réduire la consommation excessive de lipides chez les enfants)

La prévention secondaire : elle comprend tous les actes destinés à diminuer la prévalence d’une maladie dans une population, donc à réduire la durée de l’évolution de la maladie. C’est le champ d’application du dépistage et de la surveillance des personnes à risque.
Exemples : HTA asymptomatique, diabète chimique

A ce stade, l’éducation pour la santé a un rôle à jouer. Elle doit informer et motiver les gens pour qu’ils acceptent et qu’ils comprennent mieux les dépistages précoces à caractère obligatoire (PMI, Santé scolaire, Médecine du Travail …) ou non (bilans de santé).

La prévention tertiaire :  Elle comprend tous les actes destinés à diminuer la prévalence des incapacités chroniques ou des récidives dans une population, donc à réduire au maximum les invalidités fonctionnelles consécutives à la maladie. Elle fait partie du traitement et favorise la réinsertion sociale et professionnelle après la maladie.
Le rôle de l’éducation pour la santé est là aussi d’informer et d’éduquer.
Exemple : après un infarctus du myocarde, il est important d’éduquer les malades pour une alimentation différente, pour la pratique d’ une activité physique contrôlée afin d’éviter les rechutes précoces.

La promotion de la santé élargit le concept de prévention : elle met à disposition des populations, les moyens d’augmenter leur capital santé. Ces moyens ne sont plus seulement techniques, mais également économiques, sociaux et culturels.


METHODOLOGIE GENERALE DE LA PREVENTION

Toute prévention correcte comprend une bonne connaissance globale des individus et  l’identification des facteurs de risque. Pour cela, la prévention a recours à un certain nombre de méthodes.

Recherche épidémiologique : afin de connaître la fréquence des maladies (en termes de morbidité et de mortalité), leur distribution dans la population, leur étiologie, leurs facteurs de risque, la population exposée aux risques, leur traitement curatif et préventif.
Surveillance épidémiologique : surveillance de l’environnement (air, eau), des individus malades ou sains afin de prévenir l’apparition de nouveaux cas ou d’éviter l’aggravation de la situation.
Surveillance clinique et biologique : sera abordé dans le chapitre suivant  des moyens techniques
Dépistage : même remarque
Actions : protection contre certaines nuisances (substances cancérigènes, tabac, alcool), modification volontaire des comportements, augmentation de la résistance des individus face aux agressions extérieures (vaccinations, régime alimentaire modifié, exercice physique, etc…), réduction des séquelles et des handicaps des maladies.


MOYENS

        1 . Techniques

Ce sont les moyens essentiels de la prévention. Ils comportent :

Le dépistage : consiste à identifier une maladie encore inaperçue pour en assurer l’éradication. Le dépistage peut être de masse (systématique) ou individuel (sélectif).
Les examens de santé :
sélectifs : avant incorporation dans l’armée, en médecine du travail, conducteurs de poids lourds…
systématiques et préventifs : examens prénuptiaux, prénatals (7) et postnatal (1), des 8° jour, 9° et 24° mois, santé scolaire.
Bilans complets et périodiques : dans le cadre de l’assurance maladie (chers et peu efficaces).


2 . Sanitaires

Ils protègent la population des nuisances extérieures et favorisent des comportements non nocifs.
Protection de l’environnement
Education pour la santé

3 . Politiques

Ils conditionnent les moyens techniques. Ils favorisent la plus grande égalité par des mesures sociales, économiques et fiscales indispensables à une véritable promotion de la santé.

ACTEURS


1 . Décideurs

Ils fixent les grandes orientations, ils élaborent les textes réglementaires et assurent le financement des actions.

Etat : l’alcoolisme, les toxicomanies et le Sida sont de son unique ressort
Collectivités territoriales
Département : les eaux de consommation, les denrées alimentaires l’évacuation des déchets, le bruit, la salubrité des locaux sont concernés par le règlement sanitaire départemental élaboré par le département.
Commune : service communal d’hygiène  et de santé (dans les grandes villes uniquement).
Organismes de protection sociale : Caisses Régionale et Primaire d’Assurance Maladie, Mutualité Sociale Agricole.


2 . Acteurs de terrain

Les professionnels de santé occupent une place de choix dans le dispositif.
Les acteurs sont coordonnés par les Comités d’Education pour la Santé aux niveaux régional, départemental et local.
Les Observatoires Régionaux de la Santé ont pour mission d’améliorer la connaissance de l’état de santé des populations (registre permanent des indicateurs de santé régionaux) et d’aider à la décision et à l’évaluation d’actions de santé.

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