La masso-kinésithérapie est la thérapie de la gestuelle humaine (kinêsis signifie le « mouvement » en grec). Elle utilise le mouvement ou, au contraire corrige et réduit le mouvement, par différentes techniques ou par la pose d'une contention, afin de rendre au corps une fonction qui s'est altérée, par exemple afin de retrouver l'usage d'une main après une chirurgie réparatrice, ou du moins lui apprendre à s'adapter à son nouvel état (apprendre à un patient amputé à marcher avec une prothèse).
La kinésithérapie signifie traitement par le mouvement. Elle agit au niveau musculaire et articulaire. Les techniques sont utilisées dans le but de la rééducation du mouvement et ainsi que de la posture de la personne.

Sonotherapeute en Bretagne

Un désordre osseux, articulaire et musculaire entraînent une boiterie. Les aides de marche sont temporaires ou définitives et permettent au patient d’assurer ses déplacements. Elles vont restituer partiellement ou totalement une indépendance fonctionnelle. Ces aides vont réaliser des appuis supplémentaires qui vont palier un défaut d’équilibration au niveau des membres inférieurs et du tronc, qui vont restituer la projection du centre de gravité dans le polygone de sustentation. L’appui est au sol et est reporté au niveau des membres supérieurs quand l’un des membres inférieurs ne peut être posé au sol. L’appui au niveau des membres supérieurs va permettre de restituer la propulsion nécessaire au déplacement.


    Le bilan de la marche avec les aides de marche va être centré sur les fonctions suivantes :
Propulsion.
Equilibration.
Stabilisation.
Appui.

Cependant, au préalable, il faut effectuer un bilan pour savoir si l’utilisation d’aide est possible. Le bilan va porter sur les membres supérieurs. Il faut réaliser un bilan de la ceinture scapulaire et des membres supérieurs, un bilan de la stabilité des chaînes musculaires et des fixateurs scapulaires ainsi que des articulations des membres supérieurs (coudes, poignets). Pour s’appuyer sur un membre supérieur, celui-ci doit être indolore ; sur le plan musculaire, le bilan est centré sur le muscle grand dorsal et les muscles trapèze inférieur. Il faut évaluer le membre supérieur dans sa fonction point fixe scapulaire. Il faut faire une évaluation globale des fonctions stabilisatrices axiales des muscles axiaux. Il faut faire ensuite une évaluation analytique des muscles du membre supérieur, en particulier du triceps.
    Au niveau du membre inférieur, il faut voir si la mise en charge est possible ou non ou autorisée. Il faut vérifier s’il existe un contrôle moteur ou non des mouvements des membres inférieurs ; il faut réaliser un contrôle de l’équilibre du tronc et des membres inférieurs ainsi qu’un contrôle de la coordination. Le choix des aides est guidé d’une part par les exigences de décharge du membre inférieur, et d’autre part par les possibilités de contrôle moteur

Les différents modes de déambulation :
Déambulation : c’est un déplacement qui est réalisé par oscillations du tronc et de un ou deux membres inférieurs et en appui bilatéral sur les membres supérieurs.

LE CADRE A ROULETTES :
    Pour l’utilisation du cadre à roulettes, la marche devrait se faire à deux temps et sans arrêt. L’inconvénient est que cette marche se fait sans dissociation des ceintures. Le patient ne doit pas rentrer dans le cadre. Il y aurait alors déséquilibre postérieur. Il faut noter le déséquilibre antérieur, il faut noter le passage du pas, le changement de direction, la marche arrière, le passage de seuils (obstacles). Il faut également noter comment le patient passe de la position assise à la position debout. Il faut noter comment se font l’équilibration et l’initiative du pas.

LES CANNES :
Les cannes multipodes : c’est une canne simple avec trois ou quatre pieds qui permet une grande stabilité car la base de sustentation est grande. Cette canne est réglable en hauteur et possède une poignée.
Les cannes simples : cette canne est constituée d’une tige, d’un embout et d’un caoutchouc à l’extrémité inférieure et une poignée de forme variable. La poignée est souvent recourbée. L’inconvénient est l’appui de la main peu stable et le glissement de la main. Les poignées en T ont une forme adaptée à l’appui de la main ; la saisie se fait par les doigts qui sont situés de part et d’autre de la tige horizontale. Dans le bilan, il faut noter si l’appui sur le poignet est stable, indolore, s’il se fait correctement, c’est-à-dire avant-bras en semi-pronation, poignet en extension et inclinaison ulnaire. Il faut noter si le tronc est stabilisé, si la hauteur de la canne est bien réglée. Le coude est plié à 10 ou 15 degrés avec les chaussures habituelles.
Les cannes à appui anté brachial : elles ont plusieurs noms (cannes anglaises et cannes polyarthrite ou cannes béquilles d’avant-bras, ou cannes SCHLECK et LOFSTRAND). Ces cannes sont réglables, en aluminium. L’appui est manuel sur une poignée, un béquillon qui donne appui à l’avant-bras, incliné de 20 à 30 degrés par rapport à la verticale. Il se termine à 5 centimètres de l’olécrane. L’avantage consiste en la stabilité du membre supérieur. Cela assure une propulsion en facilitant la contraction du triceps au moment de l’impulsion postérieure ; le bilan ou l’examen doit préciser s’il y a décharge d’un membre inférieur, si le membre supérieur est stable. Il faut noter la qualité de la propulsion, si celle-ci est bilatérale ou non, le type de déambulation (pendulaire, non pendulaire, deux, trois ou quatre temps). L’inconvénient est la position du poignet en hyper extension lors de l’appui. Cela peut engendrer une pathologie nerveuse par compression des nerfs ulnaire ou médian au niveau du poignet. Nous avons une flexion du coude à 30 degrés. Cela permet une décharge importante, une impulsion maximale, C’est la position maximale d’efficacité du triceps. Le réglage se fait en mesurant la distance qui sépare le talon de la main placée en extension du poignet, coude entre 20 et 30 degrés de flexion et un point situé à 10 centimètres en avant de l’hallux. Il faut savoir si l’utilisation des cannes est bien réalisée. Les coudes doivent être collés au corps et les poignets des cannes sont tournés à l’extérieur (rotation externe d’épaule). Il faut vérifier les embouts.
Les béquilles axillaires (peu utilisées ) : elles comprennent deux montants de structure aluminium qui sont réunis à leur extrémité inférieur par un quillon uni d’un embout en caoutchouc. L’extrémité supérieure est constituée d’une barre transverse qui est capitonnée et nous avons une poignée située entre les montants au niveau de la partie médiane. L’utilisation se fait par étreinte de la canne. L’inconvénient est que l’appui peut engendrer des pathologies neurologiques compressives au niveau du tronc nerveux des plexus brachial, cubital, radial. Il faut utiliser les cannes en bonne décharge des membres inférieurs. L’utilisation uni ou bilatérale et le réglage correct en hauteur doivent être optimums. Le réglage est le même que pour l’exemple précédant mais la barre transverse doit se situer à 5 centimètres en dessous du creux axillaire.

LA MARCHE ALTERNATIVE :
C’est une déambulation effectuée avec deux aides de marche ; la canne précède l’avancée du pied. C’est une marche à quatre temps. L’avancée du pied est opposée à l’appui de la canne. C’est une marche très stable, lente, qui procure un grand équilibre. Elle peut être réalisée avec des cannes béquilles, axillaires, simples, anglaises.

LA MARCHE AVEC UNE CANNE :
La canne est contro latérale au membre inférieur lésé. La canne précède l’avancée du pied lésé puis du pied sain.

LA MARCHE A DEUX TEMPS :
L’avancée de la canne se fait en même temps que l’avancée du membre malade opposé. C’est une marche plus rapide.
Ces types de marches se font avec des aides mobiles.

LES DIFFERENTES GRANDES AIDES DE MARCHES :
Les aides fixes : il s’agit des mains courantes, des barres parallèles, des rampes. Les barres parallèles sont réglables (il faut 30 degrés de flexion du coude, ce qui équivaut en général à la hauteur du bord supérieur du grand trochanter). Les aides de type mains courantes, barres parallèles, rampes, sont des aides à la marche très stables.
Les aides auto stables : il s’agit des cadres de marche ; ils ont une forme quadrangulaire ; le cadre est réglable, en hauteur, possède quatre pieds avec des poignées qui permettent l’appui ou la saisie ; les déplacements se font par translations et soulèvement par l’avant. Il existe plusieurs modèles de cadres : les cadres sans roulette et les cadres à roulettes. L’appui se fait sur le poignet et il permet de bloquer le déambulateur au sol. Au soulagement de l’appui sur les poignées, son avancée est possible. Il existe les cadres articulés qui sont en général sans roulette. Il permettent l’avancée du cadre sans soulèvement et l’avancée se fait alternativement des côtés droit et gauche. Il permet de réintégrer l’image du mouvement des ceintures. Pour faire réaliser le bilan, il faut examiner comment le patient utilise ces aides (le cadre est –il soulevé, dirigé correctement, le tronc est-il stable lors du déplacement du cadre, quel est le type de marche utilisée avec ces aides ?). Il faut également savoir si le déplacement nécessite une marche à deux temps, en pendulaire, avec mise en décharge d’un membre inférieur, ou marche à trois temps avec un temps d’arrêt. Les membres inférieurs n’effectuent pas les différentes séquences du pas comme dans une marche normale. La marche est un déplacement qui est assuré par une activité alternée des deux membres supérieurs et inférieurs. Les membres supérieurs assurent l’équilibre ou assurent une décharge partielle mais il y a au moins un pied au sol.

Le pas est un nombre  de séquence qui sépare deux positions successives et identiques ; les membres inférieurs n’effectuent pas les différentes séquences du pas comme dans une marche normale. La marche est un déplacement qui est assuré par une activité alternée des deux membres supérieurs et des deux membres inférieurs. Les membres supérieurs assurent l’équilibre ou une décharge partielle mais il y a toujours au moins un pied au sol. C’est le nombre de séquences qui séparent deux positions successives et identiques du même pied qui va déterminer des marches dites à deux, trois ou quatre temps.
La marche à l’amble : l’aide de marche va accompagner le pied omo latéral.
La marche alternée : il y a avancée des aides de marche en respectant la dissociation des ceintures pelvienne.
La marche pendulaire : l’appui manuel est bilatéral ou unilatéral. En bilatéral, les cannes sont avancées sur une même ligne Le tronc et les membres inférieurs sont projetés en même temps en avant.
La marche pendulaire unilatérale ou marche à deux temps simultanés : le membre inférieur atteint est encadré par les deux cannes et le membre inférieur sain oscille entre les deux cannes. Le sujet avance les cannes d’une longueur de pas, transfert son appui sur les cannes, fait osciller le tronc et le pied sain atterrit  en avant des cannes. Au niveau du membre inférieur lésé, il est soit passif, donc en situation de retrait, soit actif, et il simule un pas sans réaliser l’appui. Il peut aussi prendre contact avec le sol. La marche est dite en appui simulé sans appui, c’est-à-dire que le sujet attaque le pas par le talon, déroule l’avant-pied, relève les orteils. Le pied agit sur le sol comme un tampon buvard. La marche pendulaire peut aussi se faire avec un appui partiel.

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