La masso-kinésithérapie est la thérapie de la gestuelle humaine (kinêsis signifie le « mouvement » en grec). Elle utilise le mouvement ou, au contraire corrige et réduit le mouvement, par différentes techniques ou par la pose d'une contention, afin de rendre au corps une fonction qui s'est altérée, par exemple afin de retrouver l'usage d'une main après une chirurgie réparatrice, ou du moins lui apprendre à s'adapter à son nouvel état (apprendre à un patient amputé à marcher avec une prothèse).
La kinésithérapie signifie traitement par le mouvement. Elle agit au niveau musculaire et articulaire. Les techniques sont utilisées dans le but de la rééducation du mouvement et ainsi que de la posture de la personne.

Sonotherapeute en Bretagne

Cette évaluation fonctionnelle est basée sur l’étude du comportement moteur dans le cadre  des activités quotidiennes. C’est la recherche des répercutions des handicaps. Cette évaluation est basée sur l’observation d’un geste ou déplacement corporel, c’est l’observation gestuelle spontanée ou ordonnée (ordre).
Il faut observer les activités volontaires et les activités automatiques, c’est un bilan automatisé, c’est à dire qu’il dépend et est adapté au patient.


Cette évaluation doit être qualitative et quantitative.
Quantitative :
Elle permet d’analyser les mouvements qui dépend de la coordination des différents mouvements segmentaires.

Quantitative :
Elle met en évidence les capacités d’endurance, évaluer le survenue de la fatigue, de la douleur (appréciation de la durée de l’effort).

Bilan fonctionnel :
Il va apprendre à retrouver une utilisation de ces membres

Indépendance fonctionnelle :
Il a retrouver une utilisation de ces membres, mais il ne sait pas encore l’utiliser

Autonomie :
Capable de savoir faire le mouvement et pourquoi le faire.
capable de s’habiller,
se laver,
faire la cuisine, craque une allumette,


A. L’examen au niveau des membres inférieurs :

Il va être ciblé sur la marche, il va falloir analyser le comportement moteur en station debout, dans une activité de course, les sauts. Il faudra analyser le comportment dans un état statique puis en dynamique.

Il faut analyser des fonctions du membre inférieur dans différentes situations : en station debout, lors de la marche, lors de la course, lors du saut. C’est aussi l’analyse de l’équilibre statique et de l’équilibre dynamique dans ses différentes fonctions.

En ce qui concerne l’examen statique :
Nous regardons le polygone de sustentation (sa surface, son angle entre les pieds, le pied d’appui) recherché par l’observation, la palpation. Nous regardons si le bassin est latéroversé pour déterminer le pied d’appui. Avec le fil à plomb,

On a un repère virtuel qui est la ligne de gravité, par rapport à ce repère, le grand trochanter se situe un peu en avant de cette ligne de gravité, la tubérosité du condyle latérale est en arrière (1cm), la malléole externe (latérale) est en arrière de cette ligne de gravité (6 cm).
La ligne de gravité de face tombe à égale distance entre les 2 pieds.

Nous faisons un examen de face et de profil. Nous regardons s’il y a un déséquilibre d’un côté ou de l’autre.
Le point important est le centre de gravité qui doit être bien réparti au centre. La ligne de gravité tombe à mi-distance entre les deux malléoles et passe par le milieu des genoux. Cette ligne de gravité commence au niveau de l’occiput.

De profil, la ligne de gravité est toujours un repère important. La ligne qui passe par le milieu du bord supérieur du grand trochanter passe en avant de 0,5 centimètres de la ligne de gravité dans un plan profil.

Nous gardons le fil à plomb sur le grand trochanter et nous voyons que le condyle latéral passe légèrement en arrière (1 centimètre) de la ligne de gravité. La malléole externe est en arrière de six centimètres.
A partir de ces repères globaux, nous pratiquons un examen statique détaillé. Sur le plan pratique,
Au niveau des épaules, quand les mains sont en rotations et en avant du plan frontal, nous dirons que les épaules sont en anté position. La palpation est symétrique. Nous pouvons voir également une main qui descend plus bas que l’autre.

De profil, nous regardons la distance entre les deux épaules par rapport à la scapula.
nous observons déjà le sujet en statique puis en dynamique,
l’examen dynamique nous amène à considérer la marche,

1. L’examen de la marche :
Il s’agit d’une activité dynamique qui doit être maintenu pendant la marche, qui se manifeste par une activité alterné des 2 membres inférieurs.
C’est toujours une comparaison, l’un par rapport à l’autre.

Un cycle commence par l’attaque du talon au sol
C’est une succession des déséquilibres. C’est aussi la mise en action des membres inférieurs, des membres supérieurs, des ceintures. C’est une activité de maintient de l’équilibre dynamique.

L’examen de la marche va consister à examiner les deux membres inférieurs successivement avec d’abord l’examen d’un membre inférieur durant un cycle complet de marche, c’est-à-dire depuis le contact du talon sur le sol jusqu’au contact suivant du même talon.

a) L’observation :
Elle va se porter sur un membre pendant tout un cycle de marche, (un cycle c’est 2 pas).
L’observation est réalisée sur une dizaine de mètres sur le sol d’une salle ou sur piste de marche ou sur tapis roulant, à vitesse lente.

L’observation démarrera au bout du quatrième ou cinquième pas, pour lancer la marche, c’est le temps qu’il faut pour obtenir un pas régulier) jusque à deux, trois pas avant l’arrêt.
Il faut donc observer la marche au moment où celle-ci est régulière. Il ne faut donc pas prendre comme référence les premiers et les derniers pas.

Il y a deux temps d’observation :
de face ou de dos,
de profil,

Nous passons ensuite à l’autre membre inférieur.

(1) L’examen de profil : observation :
Nous observons l’harmonie du pas et sa régularité. Nous relevons la longueur du pas. Il faut observer les mouvements sagittaux du pied, de la jambe et de la hanche.

(2) L’examen de face ou de dos :
Nous regardons l’écartement des pieds et des genoux. Nous regardons la bascule latérale du bassin. Le sujet doit être dévêtu, pieds nus.

Dans un deuxième temps, l’examen se fait avec les chaussures pour faire apparaître des différences surtout ciblées sur le pas pelvien.

2. La marche :
a) L’observation de la régularité du pas :
(1) La régularité du pas :
le pas doit être harmonieux et sans à coups,
la longueur du pas doit être égale des deux côtés,
la vitesse de déroulement entre le pas droit et le pas gauche doit être identique,
la vitesse sera observée lors du rythme propre au patient et à un rythme imposé par le masseur kinésithérapeute,

b) L’observation des membres à chaque niveau :
(1) Pied au sol lors du déroulement du pas :
Le talon doit rentrer en contact avec le sol, et en rotation externe du membre inférieur. Pendant l’appui, ce contact du pied est surtout externe.
Au moment du décollement du talon, lors du décollement du talon, c’est l’hallux qui est en appui et le membre inférieur est alors en rotation interne. Le talon regarde donc en dehors.
(2) Au niveau de la cheville :
Les mouvements de la cheville sont de faible amplitude. Il y a 20 – 30° entre les positions extrêmes. Les mouvements sont donc difficilement observables. Une limitation dans ces amplitudes a des conséquences sur le déroulement du pas.
Lors du contact du talon au sol, nous observons une dorsiflexion neutre, voire une légère flexion plantaire qui disparaît lors de l’appui et qui va réapparaître avant que le pied quitte le sol.
(3) Au niveau du genou :
Le genou n’est jamais en reptitude, ni en hyper extension lors de la marche. Le seul mouvement visible est la flexion, voire une légère déflexion.
Lors du contact du talon avec le sol, le genou est en légère flexion (environ 5°), puis il passe en flexion à 15°.
Pendant l’appui total, la flexion est inférieure à 10°.
A la fin de l’appui, lorsque la cuisse avance, la flexion du genou va jusqu’à 70 °.
Lors du pas oscillant, nous avons un ballant de jambe rapide au début, puis légèrement freiné à la fin du pas oscillant.

La flexion maximum du genou se fait lors du décollement du pied, soit plus tard chez certains individu.
(4) Au niveau de la hanche :
Les mouvements sagittaux seront plus faciles à observer. Il va s’agir d’un mouvement de flexion (30° ), lors du contact du talon au sol qui va progressivement décroître.
Puis il y aura un mouvement d’extension lors de l’appui de l’hallux au sol, suivi d’un mouvement de flexion lors du pas oscillant.
Nous avons deux moments importants dans l’observation :
le double appui,
l’appui unilatéral alterné,
(5) Au niveau du bassin :
Le bassin bouge dans les 3 plans de l’espace.
Au niveau des rotation, cela concerne la hanche et le bassin, lors du contact du talon au sol, la hanche est en rotation externe. La rotation externe pendant l’appui va diminuer pour laisser place à la rotation interne à la fin de l’appui.
Pendant l’appui s’est le bassin qui tourne par rapport à la tête fémorale, pendant la phase oscillante, c’est la tête fémorale qui tourne par rapport au bassin, le bassin est suspendu au coté opposé.

En ce qui concerne la bascule latérale du basin, le mouvement sera observé de face ou de dos, on regardera l’aspect symétrique de la bascule du coté non portant pendant le pas oscillant.

L’observation s’effectue sur le membre oscillant et sur le membre portant tour à tour. Nous observons un mouvement lors du déroulement du pas :
Nous avons un mouvement de balancier de chaque côté avec le passage à la verticale du membre portant. Le membre oscillant va le croiser.
Le pas postérieur est la phase qui précède cette position verticale et le pas antérieur est la phase qui le suit.

3. Le séquençage :
a) Au niveau du pied :
(1) La phase du double appui :
Le pied antérieur (avant) a son talon en contact avec le sol. Le pied va s’abattre au sol par un appui externe. Le membre inférieur est globalement en rotation externe.

Au niveau du pied postérieur, il faut observer le contact par les orteils qui s’étalent, se positionnent en extension ; ils repoussent le sol pendant le déroulement, la cheville et genou se retrouvent en légère flexion.

(2) Lors de l’appui unilatéral :
Dès que le talon du membre oscillant va passer en avant de la jambe portante, le genou oscillant va se tendre et la cheville va se positionner en dorsiflexion.
Après l’attaque du talon au sol, le pied est en légère supination ; il va s’étaler sur tout le bord externe. L’étalement va démarrer au niveau tarso-métatarsien sur le bord externe et se termine sur la tête du 5ème métatarsien.

Au niveau du membre portant, il est en position tendue durant tout l’appui sauf en fin de phase quand le talon commence à se soulever et que l’autre va se poser.

Le pas postérieur est un pas propulsif. Le pied quitte le sol en pronation de l’avant-pied. L’appui va se déplacer du 5ème vers le 1er rayon plus particulièrement sur la tête du 1er métatarsien. Ceci définit le début de la phase oscillante. Le pied va quitter le sol en légère flexion plantaire et en pronation avec une flexion du genou.

Pendant le pas postérieur, l’avant-pied va se relever pour ne pas heurter le sol (légère flexion dorsale). Il frôle le sol au moment du passage à la verticale. Il y a alors un raccourcissement du membre pour faciliter le passage.

b) Au niveau du genou :
(1) Lors du double appui :
Le genou du membre antérieur est en avant, en légère flexion un court instant. Puis il se fléchit encore, la flexion va atteindre 15°, de même le genou du membre inférieur qui est en arrière, va être aussi en flexion.

(2) Lors de l’appui unilatéral :
Au moment où le talon passe en avant du membre portant, le genou va s’étendre. Les ischio-jambiers sont étirés, le quadriceps va se contracter, cet ensemble va assurer la stabilité maximum du genou.
Le genou du membre portant se situe dans une flexion inférieure à 10° durant tout l’appui. La flexion augmente à la fin, quand le talon va se soulever, la flexion va atteindre 70° dans la phase oscillante quand le pied a quitté le sol. Cette flexion a pour but de raccourcir le membre inférieur jusqu’à ce que le talon passe en avant du membre portant.

c) Au niveau du bassin :
L’observation va porter sur les rotations, la bascule latérale et la bascule antéro-postérieure.
(1) Lors du double appui :
(a) De profil :
Nous apprécions les mouvements de rotations du bassin sur le fémur portant. Lors du contact du talon, la hanche est en rotation externe qui va diminuer progressivement alors que l’appui augmentera. La hanche est en rotation interne quand le fémur est en arrière.
(b) De face ou de dos :
Nous observons la bascule latérale du bassin. Le bassin va passer d’une position haute à une position basse en passant par une position d’horizontalité. Le bassin va se translater du côté de l’appui.

(2) Lors de l’appui unilatéral :
(a) De profil :
Le bassin est en rotation interne. Pendant la phase oscillante, c’est la tête fémorale qui va tourner par rapport au bassin. Cette rotation va se traduire par une rotation externe quand la cuisse va passer d’arrière en avant. C’est cette rotation qu’il faut observer.
(b) De face ou de dos :
Pendant la phase oscillante, le bassin va passer d’une position basse à une position haute sans jamais devenir horizontal. Il faut observer la symétrie du bassin du côté du membre oscillant :

4. Les anomalies de la marche :
Des que l’on est avec une altération articulaire d’une articulation du membre inférieur, il y aura pour conséquence un défaut fans le cycle de marche. Ce défaut va se traduire par une boiterie. Il faut savoir reconnaître les grandes boiteries pour déterminer et localiser la pathologie. Les pathologies musculaires peuvent entraîner 2 situations :
soit le muscle va perdre de sa longueur par un phénomène de rétraction, on va se retrouver dans un cas similaire à une attitude vicieuse,
soit le muscle va perdre de sa force, on va avoir une boiterie spécifique,

a) Au niveau de la cheville et du pied :
Une position vicieuse (problème articulaire) de la cheville en flexion plantaire va avoir comme conséquences :
au début du pas, le pied va se poser sur la pointe ou à plat sur le sol, au lieu de se poser sur le talon,
lors de l’oscillation, nous avons une élévation importante du pied due à une flexion importante du genou pour éviter le choc au sol du pied.

Un déficit des muscles de la loge antérieure va avoir pour conséquence un steppage visible (passage du membre inférieur avec le pied tombant) pendant la phase oscillante. Le pied tombant va entraîner une flexion importante de hanche et de genou. A l’entrée du contact du pied au sol, le pied va claquer sur la semelle plantaire, les muscles n’assurant plus leur rôle de freinateur.

Un déficit de la loge externe de jambe va entraîner un défaut lors du pas portant. Le pied va se porter en supination. Il n’y a plus d’appui sur l’hallux lors du pas postérieur.

b) Au niveau du genou :
Nous avons un cas enraidie en flexion. Au moment de l’appui, le sujet se hisse sur la pointe du pied pour permettre à l’autre membre de passer en oscillation normalement. Le pas antérieur est plus court, le patient a tendance à faire une salutation sur ce pas (mouvement du tronc en flexion antérieur du à une flexion excessive de hanche), le sujet va effectuer une légère flexion du tronc plus une légère flexion des hanches.

Nous avons un cas enraidie en extension. Le pas oscillant n’est possible que par une ascension latérale du bassin (boiterie de hanche) ou par un passage en abduction (circumduction et rotation externe) ; cela donne un fauchage.

Cas de déficit de la force du quadriceps : la stabilité active dans le plan sagital est compromise, l’appui va se faire en hyper extension au moment du contact du talon au sol, le verrouillage du genou va être réalisé par la mise en tension passive des jumeaux, gastrocnémiens et des ischio-jambiers et associé à une flexion de hanche et dorsiflexion. Le pas est plus court pour esquiver l’appui.

Cas de déficit de force des ischio-jambiers : pendant la phase oscillante, le ballant de la jambe n’est plus freiné l’arrêt de l’oscillation est alors brutale en extension, cela se fait avant que le talon n’entre en contact avec le sol, cela donne une marche avec des pas lancés.

c) Au niveau de la hanche :
Quand la hanche est enraidie en abduction (cela se remarque dans le cas d’un amputé de cuisse), pendant l’appui, l’ensemble du tronc va s’incliner car il va chercher l’appui beaucoup plus vers l’extérieur du côté portant de ce membre.

Quand la hanche est enrtaidie en flexion, pendant l’appui, le patient va réaliser une salutation pendant le pas postérieur, il va compenser par une grande mobilisation du rachis lombaire. L’appui sera diminué du côté invalide .
Il va monter le bassin du coté portant et se pencher en avant durant le pas postérieur car il n’a plus d’extension.

Quand on a un déficit des muscles stabilisateurs (abducteurs) au niveau frontal, cette stabilité est assuré par le moyen et petit fessier, cette boiterie s’appelle la boiterie frontal de DUCHENNE DE BOULOGNE. Cette boiterie se manifeste par une inclinaison du bassin du coté opposé, elle est observée lors du double appui, debout on remarque cette inclinaison.
On demande au patient de décoller le pied sain, le patient ne peut pas redresser le bassin, pour le redresser, il va incliner le tronc du coté de l’appui, pour ramener le centre de gravité au centre. Dans la marche on confirme ceci dans le pas oscillant (d’arrière en avant), quand le membre inférieur lésé est en appui. Pour ramener le centre de gravité au moment de la marche, le patient va utiliser sa ceinture scapulaire du coté lésé


5. L’examen de la marche à vitesse variée :
Pendant cet examen, nous faisons marcher le sujet à des vitesses différentes et nous lui ordonnons des arrêts et des demi-tours. Il faut donner un ordre précis pour permettre au patient de programmer sa réponse.

Le temps de latence avant la réponse doit être le plus court possible. Les exercices sont des exercices de marche avec arrêt brutal, des ordres de changement de directions, des ordres d’accélération du pas, d’allongement du pas, de ralentissement. Ceci va nous permettre de connaître et d’apprécier la qualité des schémas de réponses. L’observation se fait toujours de face, de dos, de profil.

6. L’observation de la marche sur place :
Cela permet d’apprécier :
la symétrie des réactions droite et gauche,
permet aussi de vérifier la liberté articulaire des hanches et des genoux dans les mouvements de flexion et à l’arrêt de cet exercice,
la qualité des appuis plantaires, une éventuelle dissymétrie dans la position des pieds ou dissymétrie dans la position rotatoire des membres inférieurs.

7. Examen de la marche sur sol varié :
C’est une marche sur sol plan, sur sol instable, sur la moquette (équilibre précaire), sur des revêtements lisses (nécessite un équilibre normal pour marcher à un rythme habituel), sur le sable ou la mousse.(nécessite des réactions d’adaptation de l’équilibre qui exigent un bon schéma moteur).
La marche sur de gros  galets est un exercice plus difficile nécessitant un très bon équilibre.

Les exercices de marche sur sol instable seront faits pour des sujets « jeunes », sportifs, car l’exercice est plus difficile. Nous réaliserons des tests sur des terrains en pentes ; cela permet de noter l’adaptation des appuis plantaires et cela permet aussi d’apprécier les réactions musculaires.

Pour un terrain avec une pente ascendante, il y aura moins d’appui sur le talon, voire plus du tout. Les appuis seront plus sur les orteils (plantaire). Au niveau du pas oscillant, il se fera avec beaucoup plus de flexion de hanche et de genou
Dans une pente montante, l’appui est plus important sur les orteils, pour le pas oscillant plus grande flexion hanche et genou.
Pour une pente descendante, l’appui talonnier est plus grand, la flexion plantaire est plus grande, il faut une grande stabilité sagital et rotatoire au niveau du genou, la flexion de hanche est moins importante.

La marche en montée et descente des escaliers :
pour la montée, il faut une plus grande flexion de hanche et de genou, une bonne force musculaire pour pousser, cet exercice sollicite beaucoup les muscles de la hanche. Au niveau du genou il faut 90° pour monter un escalier,
pour le descente d’un escalier, il faut 95 à 100° de flexion de genou, il faut une très bonne stabilité des rotateurs de genou,


B. Le membre supérieur :

1. L’observation du membre supérieur dans la marche :
Ce sont des mouvements alternés des membres supérieurs dans la marche avec un ballant de l’épaule, du coude, poignet, et coordonnée avec l’activité du membre inférieur contro latéral. L’observation se fera de profil, de face ou de dos.

a) De profil :
Nous regardons le ballant du coude. Nous observons la symétrie de ce ballant. Nous pouvons observer la dominance du ballant au niveau de l’épaule ou du coude. Nous pouvons aussi avoir une bonne symétrie du ballant au niveau de ces deux articulations ou une bonne répartition au niveau de l’épaule ou du coude. Dans un autre cas, nous pourrons voir qu’il n’existe pas du tout de ballant. Ceci concerne surtout l’épaule, c’est une anomalie qui sera compensée par une oscillation au niveau du coude.
S’il y a une absence de ballant au niveau du coude, elle sera compensée par une exagération de ballant au niveau de l’épaule. Au cours de cet examen, nous noterons l’absence de ballant du coude qui se manifeste par une rigidité de l’avant-bras et une grande mobilisation de l’épaule sans utilisation du coude.

Pour chaque individu il y a des particularités due à la morphologie. Cas d’épaule très enroulées et basculées en avant. Cette personne n’utilise quasiment pas son ballant d’épaule puisque la flexion de la gléno-humérale aura une course moindre. La liberté nécessaire au ballant n’est plus disponible et c’est le coude qui va assurer le ballant.

Par contre, un sujet avec un dos plat va se trouver avec des épaules d’avantage en arrière. Les scapulas vont être dans une position plus verticale. Cela permet un plus grand espace de liberté motrice en flexion. Le ballant va porter l’extrémité de la main très loin en avant, le ballant de l’épaule sera important. Par contre, le coude n’utilisera que peu de mouvement de flexion – extension.

b) De face :
Cela permet d’observer le ballant mais plutôt son obliquité sagitale ou non du ballant du membre supérieur.
Si nous prenons le cas d’un sujet qui a les épaules enroulées, la scapula va tendre à devenir sagittal (plus en avant), le membre supérieur va se mouvoir en se portant en avant et en dedans.
Dans la situation où l’épaule est déjetée plus en arrière,la scapula tend à se frontalisé, le mouvement du bras se fera plus dans un plan sagittal.

c) De dos :
Nous observons le mouvement des deux scapulas. Nous observons l’absence de mouvements rotatoires du tronc qui va s’associer à peu de glissements de l’articulations scapulo-thoracique et tout le reste du mouvement va se jouer au niveau de l’articulation gléno-humérale.

L’observation peut être faite sur des mouvements rotatoires importants au niveau du tronc avec beaucoup de mouvement dans l’articulation scapulo-thoracique. Il y a donc beaucoup de mouvements de glissements au détriment de la gléno-humérale.
Il faut observer le bord spinal, qui permet d’apprécier la mobilité sur le grill thoracique et au niveau de la gléno-humérale.

2. L’évaluation de gestes tests :
a) Le test main bouche :
Le geste de porter la main à la bouche : c’est un geste fréquent utilisé pour un besoin primaire (se nourrir) et qui permet de réaliser les mouvements spontanément par le sujet. Pour réaliser ce geste, il faut d’abord positionner le bras en positionnant l’épaule en flexion – abduction, une flexion du coude qui va permettre de rapprocher la main, une supination du de l’avant-bras, une position des doigts en préhension policidigital. Cela permet d’adapter la main à un objet.
(1) Les défauts de gestes rencontrés :
Sur un sujet en déficit de rotation externe d’épaule, l’épaule se mettra en rotation interne avec un coude surélevé pour atteindre la bouche.

En cas de défaut de supination, la tête est baissée, le coude est fléchi au maximum en position haute, l’épaule est à 90 degrés d’abduction.

Si le problème est l’élévation du bras, le patient reste coude au corps. Il y a donc élévation du moignon de l’épaule, inclinaison de la tête et du cou, exagération de la flexion du coude.

Si le défaut est la flexion du coude, le patient a du mal à porter le coude pour emmener la main à la bouche. Il y a une rétropulsion du moignon de l’épaule. Il faut cependant une faible limitation de flexion du coude pour réaliser ce mouvement qui entraîne également une flexion du cou.

b) Le geste main porté à la tête :
Le deuxième geste est celui de porter la main à la tête. Ce geste sert à se laver, se coiffer, se frotter le front. Ce schéma physiologique correspond à la fixation de la position de l’épaule avec une rotation externe du bras, une flexion importante du coude, et la flexion sera d’autant plus importante que la main se rapproche de l’occiput. Au niveau de l’avant-bras, nous avons une prono-supination indifférente, les doigts sont en position de préhension, de flexion.

(1) Les défauts qui conduisent à des compensations dans ce geste :
Le déficit d’abduction de l’épaule va être compensé par une inclinaison et une flexion de la tête ainsi qu’une flexion d’épaule.

Si le déficit est en rotation externe, le sujet ne pourra pas toucher l’arrière de sa tête. Nous ne pourrons atteindre que l’avant de la tête. Il faut une bonne coordination du mouvement au niveau des muscles des doigts et du poignet.

c) Geste de la main dans le dos :
Le troisième geste est celui de mettre la main dans le dos. Il faut positionner l’épaule pour orienter le bras en extension et rotation interne. Cela va varier avec la hauteur de la main dans le dos et le coude sera plus ou moins en flexion. La position de la scapula bascule en avant au fur et à mesure de l’extension.
(1) Les défauts rencontrés :
Si le patient ne réalise pas ce geste, il faut penser à un déficit au niveau de l’épaule.

Un déficit du coude rend impossible la montée de la main le long du rachis. Tout problème de la main et tout problème sensitif dans le dos rend toute manipulation impossible.

En croisant les mains dans le dos, par le bas, la rotation interne est exagérée, il y a extension de l’épaule, antépulsion du moignon de l’épaule, flexion du coude et l’avant-bras est en pronation.

Par le haut, il y a flexion et rotation externe de l’épaule, ainsi qu’une flexion du coude. Il faut évaluer la distance entre les deux mains. Nous comparons à droite et à gauche.

3. Tests de contraintes dans le membre supérieur :
Le membre supérieur est soumis à des contraintes de traction, de pression, de torsion, ceci pour évaluer la stabilité passive et active.

a) Les contraintes en compression :
Elles vont être testées par des appuis faciaux (appui manuel en face du sujet). Ce sont des appuis manuels dans différentes situations d’inclinaisons du tronc.
Plus le tronc sera incliné, plus l’appui sur les mains va augmenter. C’est un exercice de mise en charge sur le membre supérieur qui permet d’apprécier la stabilité des différentes articulations (épaule, coude et poignet) en charge.

Si le sujet hésite à prendre un appui, cette situation peut être due à une mauvaise coordination musculaire, à une souffrance musculaire ou articulaire ou autre. Dans ce cas, nous allons proposer à ce sujet un appui avec les mains à plat sur le sol ou sur une table, soit avec plus de rotation interne, soit avec moins de rotation interne, en lui faisant saisir le bord latéral de la table, ceci pour évaluer à quel niveau se situe la difficulté.

Dans nos tests, nous trouverons des situations où les positions dans l’espace sont modifiées, c’est-à-dire avec appui des mains plus ou moins haut, plus ou moins bas, plus ou moins en appui latéral. Plus nous allons en appui latéral, plus nous allons en rotation externe.
b) Les contraintes en traction :
Ce sont des tests réalisés en suspension du corps et lors du port de charge.
(1) Les contraintes en suspension :
Les tests seront effectués en suspension faciale, suspension latérale ou dorsale, mais dans tous les cas en suspension bi manuelle dans un premier temps puis mono-manuelle u(à ne main) dans un second temps.

Ceci va permettre d’apprécier plus particulièrement les qualités de résistances des résistances musculaires, ou ligamentaire lors des tractions réalisées par la masse du corps en suspension.
Par rapport au test précédent, nous avons changé les points fixes. Le point d’appui est la masse du corps suspendu.
Ce test est réalisé à l’espalier et nous modifions par la position de notre corps la position des contraintes. Les prises sont testées en supination et en pronation dans le but de modifier les positions rotatoires de l’épaule.

Ces tests seront réalisés après l’évaluation des tests en compression parce qu’ils nécessitent une réponse musculaire appropriée au niveau des articulations « coude – poignet – épaule ». Il existe des pathologies où nous sommes en présence d’une tonicité musculaire diminuée. La moindre traction sur cette épaule va provoquer une sub luxation de la tête humérale.
C’est la raison pour laquelle il ne faut jamais tirer sur les bras d’un hémiplégique.

(2) Les tests lors des ports de charges :
Par rapport à l’exercice précédent, la charge est distale et cette charge va induire une traction verticale dans le sens distal. C’est le port d’une charge à bout de bras qui va induire une contrainte verticale et qui évalue la résistance passive des structures ligamentaires et musculaires.

Si la charge est trop importante, il va y avoir un déplacement du tronc pour compenser le déséquilibre. L’intensité de la traction sur les muscles va varier. Le tronc va se pencher en avant et sur le côté opposé à la charge.

Si la charge est légère, la traction musculaire est moindre et il n’y a pas de déplacement du tronc. Ces contraintes sont donc importantes à tester parce que le membre supérieur est très fréquemment soumis à ce type de contraintes.

c) Les contraintes en torsions :
Ce sont des contraintes qui sont provoquées ou exercées dans l’axe strict du membre supérieur.

C’est le cas par exemple de l’action de vider une bouteille d’eau, de porter un objet lourd coude fléchi et que nous déplaçons cet objet latéralement. Nous exerçons alors une contrainte en torsion au niveau du membre supérieur. Pour tester le membre supérieur en torsion, nous devons tenir compte du bras de levier, par exemple, si le bras de levier est rotatoire dans l’exemple cité précédemment. Il faut tenir compte du poids de l’objet. Dans le premier exercice de vider une bouteille d’eau, la répartition du poids est asymétrique, lié à la forme de la bouteille. Nous devons tenir compte aussi de ce qui se passe au niveau articulaire. Ce peut être la position de départ, le déroulement de l’exercice ou la position d’arrivée. Au niveau articulaire, il se produira dans tous les cas des rotations.

Si la rotation se situe au niveau de l’épaule, nous allons utiliser l’avant-bras comme bras de levier qui va solliciter les rotateurs interne de l’épaule. Le type d’exercice est le bras de fer qui va solliciter les rotateurs internes.

Il existe un test où le sujet a le bras à l’horizontale. Le bras est maintenu latéralement par le kinésithérapeute. Le coude est en flexion. Un poids étalonné est placé dans la main. Nous demandons au sujet de maintenir le poids.
En fonction de la position de notre sujet, c’est-à-dire en position couchée, verticale debout, nous solliciterons les rotateurs internes ou externes :
si le sujet est couché, bras en abduction et rotation externe, nous solliciterons les rotateurs internes,
pour la même position debout, nous solliciterons les rotateurs externes.

Le test, quand il est effectué en extension du coude, pour faciliter la quantification des sollicitations, nous utiliserons un bâton tenu à pleines mains auquel nous accrochons un poids ; selon que le poids est placé d’un côté ou de l’autre de la main, nous solliciterons préférentiellement un sens rotatoire.

En ce qui concerne la rotation au niveau du coude, le test sera effectué en prono-supination. Le test est fait en flexion du coude. De la même façon, le sujet va tenir le bâton à pleines mains, et selon la position du poids d’un côté ou de l’autre de la main, nous solliciterons préférentiellement une contrainte en pronation ou en supination.


4. LES GESTES BALISTIQUES :
    Ce sont des gestes de lancés qui impliquent une vitesse. La réception d’un geste lancé implique une réception en geste balistique du membre supérieur. Le membre supérieur va donc devoir s’adapter à la vitesse, au volume et au poids de l’objet. Nous allons tester ces membres supérieurs dans ces trois cas. L’adaptation dans ce cas-là est un ajustement du bras de levier, de sa longueur, des systèmes sensoriels, de la nature de l’objet.
Pour le test du lancé, nous allons observer trois temps :
La phase d’armée.
La phase de propulsion où il se passe une accélération. La propulsion décrit une courbe qui est curviligne.
Une phase de lâché qui est freinée et curviligne.

Le geste de réception peut être décrit avec une phase d’orientation du membre supérieur vers la trajectoire de l’objet qui est lancé, orientation vers l’objet, une phase de captage de l’objet. Pendant cette phase, le mode de préhension le mieux adapté selon l’individu est sélectionné et le membre supérieur va se déplacer parallèlement à la trajectoire pour permettre l’interception.
La phase de freinage est ensuite réalisée.

a) L’adaptation à la vitesse :
    Elle va mettre en jeu des chaînes cinétiques du membre supérieur. Les tests seront des lancés plus ou moins rapides sans rechercher la visée d’une cible ou la notion du poids. Notre critère sera d’apprécier la distance parcourue par l’objet lancé avant sa chute. Nous avons d’autres tests qui sont des tests de réception. Notre choix devra se porter sur des objets facilement préhensibles pour qu’il n’y ait pas d’interférence avec une dextérité manuelle. Le masseur kinésithérapeute va lancer l’objet en direction du membre supérieur, puis ensuite, dans des secteurs différents, le but étant d’apprécier la rapidité d’exécution du geste.

b) Les tests d’adaptation au volume :
    Il se poser la question de savoir quelle est la capacité d’adaptation du membre supérieur à recevoir des objets de même poids mais de volume différent. Cette évaluation est de type qualitative. C’est la qualité du lancé qui nous intéresse.

c) La capacité d’adaptation selon le poids :
    Nous allons évaluer le poids maximum toléré du côté sain pour avoir un élément de comparaison. Il va falloir être vigilant par rapport au membre dominant.

d) L’adaptation selon le bras de levier :
Ce test permet de situer le niveau de déficit d’un membre supérieur dans les exercices de lancés et de réception. Il faut voir à quel niveau réside l’incapacité. Le kinésithérapeute va demander au patient de lancer une carte à jouer sur une table. En fonction de la distance à laquelle nous voulons lancer la carte, nous allons faire varier les pivots.

e) L’adaptation de l’ajustement sensoriel :
    Il faut savoir quelle aptitude sensori-motrice a le patient. Il faut faire un bon dosage musculo-squelettique pour faire un mouvement balistique efficace. Cela met en jeu les muscles et les segments osseux. Cette évaluation met en jeu la qualité de la réalisation des différentes séquences du lancé et des différentes séquences de réception.
    Dans le lancé, le patient tient l’objet dans sa main. Il arme. Toute la phase doit se dérouler. Le lancé intervient dans la dernière phase. Si le lâché est réalisé au moment souhaité, c’est-à-dire après la phase de propulsion. C’est donc une évaluation qualitative.

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