La masso-kinésithérapie est la thérapie de la gestuelle humaine (kinêsis signifie le « mouvement » en grec). Elle utilise le mouvement ou, au contraire corrige et réduit le mouvement, par différentes techniques ou par la pose d'une contention, afin de rendre au corps une fonction qui s'est altérée, par exemple afin de retrouver l'usage d'une main après une chirurgie réparatrice, ou du moins lui apprendre à s'adapter à son nouvel état (apprendre à un patient amputé à marcher avec une prothèse).
La kinésithérapie signifie traitement par le mouvement. Elle agit au niveau musculaire et articulaire. Les techniques sont utilisées dans le but de la rééducation du mouvement et ainsi que de la posture de la personne.

Sonotherapeute en Bretagne

Il faut considérer un certain nombre d’éléments : il faut prendre en compte certaines informations et certaines de ces informations sont importantes car on les oublie. Il faudra donc constituer un dossier kinésithérapique qui contient des bilans kinésithérapiques complémentaires aux informations d’ordre médical.

Etablir un bilan, c’est établir un inventaire des éléments cliniques qui permettent de déterminer les objectifs et de choisir les moyens thérapeutiques en s’appuyant sur les connaissances patho-mécaniques et sur l’état actuel des lésions essentiellement. Il permet de cerner la maladie, de mieux la connaître et ainsi d’adapter nos traitements. Logiquement, il doit être réactualisé en fonction de l’évolution du patient et cette réactualisation permet d’adapter notre conduite thérapeutique.

Deuxièmement, il va nous permettre de récolter un recueil de données qualitatives et quantitatives précises qui expliqueront les déficits.
Il faut distinguer les bilans analytique et fonctionnel.


2. Objectifs des bilans analytique et fonctionnel :
a) Les bilans analytiques :
C’est l’étude séparée des différentes structures organiques (peau, muscle, articulation) en faisant référence à leur état normal que l’on va définir et sans établir de relations entre elles.

b) Les bilans fonctionnels :
Ils vont tenir compte de la relation qui existe entre ces différentes structures et va replacer l’individu dans un contexte d’autonomie, dans un contexte de potentiel d’activités (intégration socioprofessionnelle). Nous pouvons faire un bilan de façon analytique.

Il faut distinguer les bilans actif et passif.
c) Le bilan passif :
Il doit être réalisé en situation de relâchement musculaire, il étudie les structures non contractiles (capsules, ligaments, tendons) et les structures contractiles (muscles).

d) Le bilan actif :
Il explore les structures spécifiquement contractiles dans leur activité.
A partir de ces bilans, le kinésithérapeute doit mettre en évidence la symptomiologie présente, prévoir la conséquence à court et long terme et  réaliser un bilan actuel et prévisionnel.

Le bilan actuel doit déboucher sur le traitement curatif et le bilan prévisionnel vont déboucher sur le traitement préventif en tenant compte de l’évolution propre du patient et en tenant compte de la connaissance que l’on a  de l’évolution de l’affection. 

3. Les différentes étapes du bilan :
Les trois étapes du bilan vont être :
l’observation,
la palpation,
quantification

Ces  étapes doivent être systématiquement respectées et doit concerner toutes les structures en cause.
Le bilan doit être répété dans le temps. Sa fréquence doit dépendre de l’âge du patient, de l’évolution de la pathologie.
Chez un enfant, étant donné la croissance, cette situation va imposer des bilans multipliés et répétés. Les états aigus nécessitent des bilans plus fréquent bi ou trihebdomadaires ou même quotidiens.

Dans tous les cas, le premier bilan doit être complet, les suivants peuvent être partiels et ont pour but de réactualiser certaines données. Le choix de notre traitement kinésithérapique découle du résultat. Le choix des techniques va être guidé par le traitement initial et par les traitements suivants. La technique va être modulée par l’évolution de l’affection et les résultats de nos bilans permettent de décider ou non de l’arrêt d’un traitement.

Il faut préciser que le thérapeute doit trouver une relation entre le bilan analytique et fonctionnel actif et passif, il doit connaître la patho-mécanique et déterminer les objectifs pour mettre en œuvre une thérapie adaptée.


B. Les données initiales :

Informations médicales.
Aides soignants
Infirmières.
Famille
Médecin traitant
Patient lui-même.

Les données initiales vont être fournies par le dossier médical, l’ordonnance du médecin en libéral et l’interrogatoire s’il peut répondre, ou la famille du patient.
Le dosser médical va fournir des renseignements de type administratif (état civil : âge du patient, sexe, adresse, activité professionnelle), il faut savoir s’il y a eu accident du travail. Certaines personnes n’ont pas la même couverture sociale.

1. Le dossier médical :
Il donne des renseignements qui seront pris sur l’ordonnance médicale avec le contenu de la prescription, quantifiée, va préciser le segment corporel à traiter et nous aurons parfois des éléments qualitatifs sur les techniques à mettre en œuvre. Dans l’ordonnance, nous trouvons parfois l’anamnèse (histoire de la maladie).

2. L’interrogatoire :
Il est fondamental, il précise et nuance, et complète le dossier médical ; c’est un recueil d’informations spécifiques sur l’évolution rapide ou lente de l’affection ; il renseigne sur le caractère volontaire ou non du patient, sur son retentissement psychologique et sur les conséquences socioprofessionnelles.

a) La conduite de l’interrogatoire :
Il faut adopter une attitude passive ; c’est le patient qui raconte sa maladie et son histoire. C’est une appréciation subjective de la conduite de l’interrogatoire ; il nous permet d’avoir une idée sur la façon dont le patient ressent ses traumas.

L’interrogatoire est aussi plus incisif (précis), de façon très systématique, l’interrogatoire va porter sur les structures organiques de la surface à la profondeur. L’interrogatoire est directif, il doit instaurer un climat de confiance.

Le langage doit être adapté au patient ; l’interrogatoire permet de cerner les objectifs en revenant souvent aux questions élémentaires : ou, quand comment, combien, pourquoi et par rapport à quoi.
Nous réalisons une synthèse des données recueillies, nous évaluons le degré de récupération, l’importance du problème, et nous cernons le contexte psychologique ; ceci nous donne une idée de structure du bilan.

Le bilan consiste à observer les infiltrations et les œdèmes. Nous recherchons des augmentations de volumes et des œdèmes.

3. Observation de l’aspect de la peau :
C’est-à-dire d’un aspect fin ou d’un aspect plus grossier selon l’agencement et la dilatation des pores. Cela peut être aussi un aspect desquamant ; il peut s’agir aussi de l’aspect de peau d’orange, de ride ou de vergetures qui vont objectiver une défaillance essentiellement du tissu sous cutané.

a) L’observation :
Elle va porter aussi sur les secrétions qui sont liées à l’importance de l’activité des glandes sudoripares et des glandes sébacées. Nous aurons alors soit un aspect sec soit un aspect luisant ; si la sécrétion est importante, nous aurons un aspect luisant ou perlant selon l’intensité ; l’aspect peut aussi être gras et ruisselant. Les régions sous axillaires vont produire une sueur normalement. Ne pas avoir de sueur à ce niveau est pathologique.

b) Rechercher les escarrifications, les plaies et les cicatrices.
Il s’agit de solutions de continuité qui peuvent accompagner une nécrose dans le cas d’une escarre. Nous pouvons alors avoir un aspect bourgeonnant et cet aspect bourgeonnant est une amorce de la cicatrisation. Il est important de noter l’aspect, la forme, le volume et la couleur de la cicatrice.

4. La palpation et la mobilisation :
La palpation sert à apprécier les caractéristiques physiques de la peau ; après cet examen, la mobilisation tissulaire va compléter l’examen palpatoire et elle permet d’étudier les rapports intimes de la peau avec les tissus sous jacents.

Sur le plan pratique, la mobilisation et la pratique se font de manière simultanée ; les manœuvres sont d’abord localisées puis étendues ; elles se font sur le mode statique puis dynamique.
Les données sont comparées. Ces deux examens sont des examens subjectifs ; ils se pratiquent sur un sujet détendu ; les manœuvres ne doivent pas être agressives pour ne pas déclencher des réactions de défense. Cela signifie qu’il faut adapter l’intensité de la palpation et de la mobilisation tout d’abord pour ne pas douloureux et deuxièmement pour ne pas diminuer notre propre sensibilité tactile.

a) Les propriétés mécaniques évaluées :
Extensibilité, élasticité, consistance et mobilité par rapport aux tissus sous jacents. Nous réalisons un pli cutané, pulpo-pulpaire, bi, tri ou pluri-digital uni ou bi-manuel,
Nous réalisons ensuite un décollement par rapport au plan sous jacent. Nous testons l’extensibilité ; elle est déterminée par l’importance de l’effort que nous allons exercer pour former et décoller le pli cutané. Ensuite, ce pli doit être réalisé suivant des directions d’abord parallèle, puis transversale, puis de façon oblique par rapport à l’axe longitudinal. Nous regardons à chaque fois si le pli est élastique dans ces trois directions.

La mobilité par rapport aux tissus sous jacents va s’apprécier en faisant rouler ce pli de peau. Nous le faisons rouler dans les trois directions.

La friction consiste à appliquer toute la main du masseur sur la région en exerçant une pression et un déplacement tangentiel sans glissements de la main sur la peau ce qui va permettre d’apprécier l’extension  l'élasticité et la mobilité.

L’élasticité : nous l’apprécions par le relâchement du pli cutané et le retour rapide et sans pli objectivera une élasticité correcte.

L’épaisseur du tissu : ce qui va nous guider va être l’effort de pression pour former et maintenir le pli.

Pour apprécier la trophicité et la circulation : trophicité et circulation vont s’évaluer en utilisant es paramètres suivants : la température cutanée, le pouls, l’œdème, les sécrétions sudorales et sébacées, l’aspect des phanères. L’état trophique est l’état qui recouvre la forme et la consistance. Nous pouvons ainsi relever des anomalies tels que des varices, des ulcères variqueux, des troubles de la circulation et de la sudation.

b) L’évaluation de la sensibilité cutanée :
Il s’agit d’évaluer la sensibilité extéroceptive et la sensibilité nociceptive ; Ceci recouvre le tact épi critique (tact fin) et le tact protopathique (tact grossi) ainsi que les sensations thermiques et algiques.

Cet examen se fait en dehors du contrôle visuel du patient  Les manœuvres vont être d’intensité plus ou moins différente, des effleurements (pression d’intensités différentes), le test du pique touche. Les manœuvres vont permettre de connaître l’étendue du territoire altéré et de savoir s’il s’agit d’anesthésies, d’hypoesthésie, d’hyperesthésie ou de diesthésie.

c) Les cicatrices :
Il va falloir définir la localisation, la profondeur, l’étendue et l’aspect. La localisation est importante Nous testons l’extensibilité de la cicatrice, l’élasticité, la mobilité et l’épaisseur. Si la cicatrice n’est pas extensible,

d) Les bilans douloureux :
Il est pratiqué tout au long du bilan. Nous devons noter les zones de douleurs, leur gène occasionnée, et essayer d’intensifier l’intensité de la douleur.

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